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De l'aube au crépuscule...

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Qui était Marion Michelle Guyard dont l’espace vitré de la bibliothèque porte le nom ? Dans les quelques lignes qui suivent nous allons brosser un rapide portrait de celle qui, après avoir parcouru le monde, avait décidé de s’établir à Villiers-Adam.Photographe, réalisatrice, opératrice, scénariste, Marion Michelle Kobletz est née le 19 juin 1913 à Cleveland (Ohio). Fille d’un avocat de la « bonne société » de Cleveland, elle fit ses études à l’Université de Chicago. Durant son cursus littéraire, elle parcourut l’Europe en 1933, visitant, Londres, Paris, Vienne et Moscou. C’était l’itinéraire classique d’une fille de la bourgeoisie américaine dans le cadre de ses humanités. C’est à cette époque qu’elle fit l’acquisition d’un LEICA, son premier appareil photo, avec lequel elle fit son apprentissage de la prise de vues. Elle passa d’ailleurs plusieurs étés, pendant ses études, à travailler dans un laboratoire photographique. Elle fut rapidement attirée par New York où son premier professeur fut Paul Strand, célèbre photographe américain. Elle fut sa photographe de plateau sur le « Native Land », un des premiers films sur la violation des droits civiques tourné aux États Unis.Après avoir collaboré avec de nombreuses revues et journaux, son premier livre de photographies est publié en 1939. Photographe de plateau, c’est naturellement qu’elle se dirigea vers la réalisation de documentaires.En 1941, à la demande du gouvernement mexicain, elle réalise un film sur l’école primaire au Mexique.A son retour aux États-Unis, elle travaille pour le « Office of War Information » au sein des studios Universal. Durant cette période, elle rencontre chez ses parents divers artistes allemands exilés dont Bertold Brecht.Fin janvier 1944, elle rencontre Joris Ivens, cinéaste hollandais, à Hollywood. Il joua un rôle important dans sa vie artistique. Elle le suivit en 1945 en Australie où elle filma les scènes de « IndonesiaCalling » (1946), œuvre majeure de Joris Ivens, qui malade au moment du tournage réalisa le montage contre la répression colonialiste des Pays-Bas en Indonésie. Ce film fut tourné sans beaucoup de moyens et peu de personnel car, filmer la grève des dockers indonésiens qui refusaient de travailler sur les navires hollandais, demandait une certaine discrétion.En 1947, toujours en compagnie de Joris Ivens, elle parcourt l’Europe en reconstruction matérielle et politique. Marion Michelle écrit alors le script, plusieurs fois remanié, de « The first Years » qui est un témoin de la construction du socialisme en Europe de l’est, avec les espoirs et les aspirations du temps. Pendant le tournage, elle vécut à Prague dans la même demeure que Brecht et Eisler. Sous le pseudonyme de Marion Bourgogne, Marion Michelle a signé la réalisation du film « La fête de l’humanité -1953 » qui met en avant la convivialité de la classe ouvrière à travers des propos mesurés et porteurs d’espoir.C’est en 1954 qu’elle épousa Jean Guyard. Elle continua à collaborer avec Joris Ivens, entre autres, dans la promotion et la distribution de ses films.Entre 1957 et 1968, elle fut également secrétaire de la fédération internationale des archives du film (FIAF). Un temps, un différend important l’opposa à Henri Langlois, directeur de la Cinémathèque Française et directeur de la FIAF. Il souhaitait la limoger de son poste, mais à la fin c’est lui qui finalement dû se retirer.En 1972, elle participa à la création de l’association internationale des documentaristes jusqu’à sa dissolution dans les années 80. Parallèlement à toutes ces activités, Marion Michelle n’arrêta jamais de faire des photographies et de tourner des documentaires.En 1968, elle retourne en Bulgarie pour tourner « Les maîtres de la pluie ».Jusqu’en 1990, elle réalisa plusieurs pièces pour France-Inter, France Culture et la BBC. Ces œuvres sont exposées dans toute l’Europe dont une série sur « La statuaire à Paris ». Elle est invitée par le Centre Pompidou en 1995 où elle présente une exposition consacrée à Joris Ivens d’environ 1500 clichés. Elle fit don de tout son travail avec le cinéaste hollandais à la Fondation Européenne Joris Ivens. Le reste de sa production personnelle, elle le légua à la prestigieuse collection George Eastman à Rochester, où elle est actuellement exposée.Cette artiste à la personnalité marquée et novatrice, qui eut l’intelligence de suivre son temps et d’en porter témoignage à travers son œuvre, s’est éteinte le 30 avril 2007, à l’âge de 93 ans, après une vie dédiée à ces arts du 20ème siècle que sont la photographie et le cinéma.

Pierre TORCHON

Bibliographie : www.ivens.nl,www.cinearchives.org, Allocution de M. Colmet-Daâgele 4 mai 2007.www.archive.sensesofcinema.com

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